Lundi 12 mai 2008, aux aurores

Il fallait se lever tôt, très tôt, même. Bon, c’est certain, on aurait pu se coucher plus tôt, aussi, anticiper le décalage horaire, en plus.

Mais, au dernier moment, il y a toujours un truc qu’on a oublié de faire, ou de préparer, ou, ou, ou… enfin bref, la nuit fut courte.

Rendez-vous à Jarville à 4h45, pour le départ du bus. C’était bien précisé : « L’autobus partira à 5 heures et n’attendra pas les retardataires qui seront obligés de se rendre directement à PARIS. » Pas de problème, nous sommes montés dans le bus à 4h44. « C’est bon, non ? », mais non, on s’est ramassé une (plusieurs ?) réflexion(s), comme quoi nous étions les derniers. Oui, bon, il en faut bien, des derniers [comme des premiers, en toute logique] du moment qu’ils sont à l’heure…
Ça donne envie d’aller se recoucher, non ? Non, non, je plaisante, bien sûr. Du coup, le bus est parti en avance. Arrivée prévue à Roissy (325 km) vers 10h, avec un petit arrêt à Sommesous.

Lundi 12 mai : lundi de Pentecôte… c’est de nouveau férié, les conversations sur le sujet vont bon train, puis s’estompent peu à peu. Beaucoup d’entre nous commencent à somnoler et à rêver de grands espaces (encore) lointains.

Ah, Roissy, déjà ! C’est où ? Terminal 2E, c’est là, c’est là, chauffeur, stop ! Bon, ensuite, il faut réussir à entrer en passant les portes à tambour, ce qui ne semble pas si simple… Mais on a le temps, l’embarquement est prévu à 13h15, et l’arrivée à Los Angeles à 15h45. Oui, on n’oublie pas, à partir de maintenant : il y a 9 heures de décalage, le vol dure 11 heures, tout de même.

Enregistrement des bagages, contrôle des passeports et des personnes(1) : tout se passe bien, globalement. Seules deux personnes, n’ayant pourtant pas l’air patibulaire(2), ont été obligées de se dévêtir entièrement, devant nos yeux ébaubis, mais surtout devant l’insistance répétée du personnel dûment mandaté à cet effet et la stridence des sirènes du portique de sécurité. Non, je rigole, mais on les avait pourtant prévenues de ne pas laisser dans leur sac de cabine leur tenue de scaphandrier complète. C’est bêtement le métal de la bouteille d’oxygène qui s’est fait repéré.

Bon, il n’y a plus qu’à attendre…

« Les passagers pour le vol Air France à destination de Los Angeles sont priés de se présenter à l’embarquement… »

 



(1) Attention : depuis le 12 janvier 2009, les citoyens français qui ont l’intention de se rendre aux États-Unis pour un séjour touristique ou d’affaires de moins de 90 jours par air ou par mer devront être en possession d’une autorisation de voyage électronique (en savoir plus).

(2) Certaines mauvaises langues, dont je tairais les noms, ajouteront, je n’en doute pas un seul instant : « Pas tibulaires,… mais presque ! » On ne sait jamais, si, par le plus grand des hasards, les premières (mais également ces dernières, anonymes, qui se reconnaîtront) lisaient ces lignes, elles pourraient m’en vouloir…

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