Jeudi 15 mai 2008 : 3ème étape

Lever tranquille à 5h45 après une très bonne nuit. Nous prenons le temps d’assister depuis notre chambre à un magnifique lever de soleil sur l’autre rive du Colorado, c’est-à-dire, j’en vois qui ne suivent pas, sur l’état d’Arizona.

Nous retrouvons la salle du petit déj, sans nous perdre dans le labyrinthe des machines à sous qui sont toujours bien présentes… comme certains joueurs qui ont l’air d’avoir passé la nuit à perdre de l’argent. Il faut dire qu’on ne voit jamais la lumière du jour dans les casinos, et tout est fait pour qu’on ne trouve pas la sortie… C’est délirant, il y a même de longs comptoirs où l’on peut consommer, tout en continuant à jouer, la machine étant incluse dans le bar ! Plus que jamais, le temps c’est de l’argent !

Nos amis, Marie-Michèle et Jean-Marie nous rejoignent. Ils n’ont – encore une fois – pas passé une très bonne nuit. Leur chambre donnait sur l’autre façade et… sur les énormes climatiseurs, en contrebas. La vue sur le fleuve Colorado était tout de même nettement plus agréable !

Il est 8 heures : Everybody ! C’est parfait, personne n’est milliardaire et ne manque à l’appel !!

Nous quittons déjà le Nevada. Deux heures plus tard, nous faisons un petit crochet sur l’historique et mythique U.S. Route 66, celle qui traversait les Etats-Unis, d’Est en Ouest, de Chicago dans l’Illinois à Santa Monica en Californie… Elle fut la première route trans-continentale pavée et goudronnée en Amérique sur près de 4000 kilomètres jusque fin juin 1985. En passant à Kingman, sur la I-40, nous croisons la « Historic US-66 ».

Seligman U.S. Route 66 – Angel Delgadillo pose dans sa boutique

Nous voici donc à Seligman, berceau de la réhabilitation de la Route grâce à Angel Delgadillo, pionnier de cette « re-naissance ». Angel nous reçoit dans son « Barber Shop », véritable musée vivant ! Angel Delgadillo est une figure mythique de la Route 66 liée à la préservation, la promotion et la protection de « The Mother Road ». Il est Président de l’Association Route 66 qu’il a fondée en 1987. Écoutons-le nous raconter :

« Mes parents s’établirent à Seligman en 1917 (Ils venaient du Mexique). Ma langue maternelle fut l’Espagnol et mon père et ma mère n’ont jamais parlé Anglais. Moi, je l’ai appris à l’école. J’étais barbier et ma boutique était située sur la vieille Route 66 dès 1950. En 1972, après la création de l’Autoroute I-40, mon village périclitait et ma boutique de barbier battait de l’aile…

« Cette récession économique me donna l’idée de créer un musée à partir de la boutique et de fédérer les états concernés par le passage de la Route 66… Cette Route, c’est l’Amérique d’hier, il ne faut pas l’oublier ! »

Au Festival d’Albuquerque, Angel a reçu le « Steinbeck Award », un trophée en hommage à son dévouement à la Route 66, véritable clin d’œil au célèbre écrivain Américain et au roman Les Raisins de la colère. Sur le trottoir d’en face, la « boutique-diner » avec ses vieilles bagnoles et ses pompes à essence délire, appartenait à Juan, le frère d’Angel, décédé en juin 2004.

Seligman U.S. Route 66 – Angel Delgadillo pose avec Isa

 

En savoir plus [en français] :
Get your kicks on the Route 66 : 1, 2 et 3

Cet article a 5 commentaires

  1. heureusement on ne me voit pas de trop près! bisous et plein de BZZZ

    signé; ton petit pot de miel

    1. Comment ça ??? Et le zoom, ça ne sert à rien, peut-être !

      Bon, je sais, tu as fais énormément d’efforts pour tenter de te cacher (lunettes, cheveux, grande enveloppe kraft, sachet plastique, sans oublier le sac à main…).

      Tout cela n’a pas empêché Angel d’arborer son grand sourire de légende. Il faut dire que, lui, il en voit défiler, entre ses bras, le temps d’une photo !

      Mais, moi, j’ai infiniment plus de chance que lui, je n’en vois qu’une… et de près !

  2. eh bien dis donc, la fameuse route 66, je pense que cela doit etre quelque chose d’inoubliable…je te souhaite une bonne journée denis, bisousssssssssssssssssssssss

    1. Oh, oui, tu peux me croire, des souvenirs inoubliables, il y en a !

      Et pourtant, comparativement à tout ce qu’il y a à voir rien que dans la « petite » partie de l’ouest de l’Amérique que nous avons visitée, je peux dire sans me tromper qu’on n’a rien vu… Enfin, bon, un peu plus que celles et ceux qui n’ont pas la chance d’y avoir (encore) été, quand même… c’est clair.

      C’est peut-être aussi pour cela que j’ai envie de partager… Et puis, ça peut donner envie d’y aller, non ?

      Merci Joana. Passe une très agréable journée également. Bisous.

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