Vendredi 16 mai 2008

Nous sommes debout à 5h45. Je ne crois pas vous l’avoir déjà dit, mais dans les chambres d’hôtel, presque systématiquement, il y a une cafetière avec de quoi faire du café et du thé. Souvent il y a aussi un micro-ondes, un réfrigérateur, une table à repasser et le fer du même nom.
Mais pour l’heure, nous nous rendons directement dans la salle du petit déjeuner, et il y a déjà du monde à cette heure matinale ! Surtout qu’ici on peut faire ses gaufres soi-même avec de la pâte fraîche !! Et pour les accompagner : sirop d’érable, fortement conseillé, beurre, confiture… Du pain de mie et un grille pain bien entendu !

Une fois encore, nous avons eu de la chance dans la distribution des chambres, la nôtre donne sur la piscine (bon, ce matin, il y a du soleil, mais il fait encore très frais : 11°C… brrr, pas de quoi piquer une tête !), nos amis sont sur l’autre côté, celui qui est le plus exposé au vent, et surtout pas très loin de la voie ferrée… Ok, ils pourront récupérer dans le bus, mais c’est dommage, ils vont louper quelque chose.

Départ prévu à 8h00. Everybody ? Oui, pas de souci ! Nous ne verrons donc pas grand chose de Flagstaff, car Pyt doit parcourir les quelques 285 kilomètres qui nous séparent du Monument Valley Navajo Tribal Park où nous sommes attendus pour un véritable barbecue Navajo.

Monument Valley – Totem Pole

Hervé nous indique que le trajet durera environ 3h30. La réserve Navajo, n’observant pas l’heure d’été, a une heure de décalage avec le reste de l’Arizona. Il ne s’agirait pas d’arriver en retard, sinon les steaks seraient trop cuits… (on peut rêver, non ? Cela nous changerait du chicken, les paris sont ouverts…)

C’est le moment de mettre à profit ce temps libre pour en apprendre un peu plus sur ce peuple qui constitue la plus grande communauté amérindienne des États-Unis.

Au cours de leur histoire, ces Dineh furent souvent amenés à se déplacer et furent attaqués par d’autres tribus. Ce n’est qu’à la fin du XXIème siècle qu’on leur attribua une réserve dans laquelle ils prospérèrent pendant que leurs troupeaux se développaient.

Des terres supplémentaires furent annexées à la réserve. Mais comme il s’agissait de terres pauvres, les étrangers firent peu de tentatives pour envahir la réserve.

En plus de l’élevage du bétail, les Navajos tirent aussi profit du tourisme : sociétés d’excursions (visites guidées, randonnées à pied ou à cheval, tours en 4×4), exploitation de restaurants et d’hôtels, création et commerce d’artisanat navajo (bijoux, poteries, tapis, souvenirs).

Et comme il nous reste encore du temps, si nous apprenions un peu le langage de nos hôtes. Je ne pense pas que cela les impressionnera, mais, si on y met un peu du nôtre, cela leur fera sans doute plaisir. Hervé nous fait donc répéter en chœur, après lui :

– Yá’át’ééh ! [Bonjour !]
– Ahééhee [Merci]
– Ndaga’ [Non]
– AOO ‘ [Oui]
– Hágoónee ‘ ! [Au revoir !]

Monument Valley – West Mitten Butte

Bon, nous arrivons, je vous laisse pour le moment, le temps d’admirer ces paysages fabuleux.

Cet article a 2 commentaires

  1. Salut l’ami.
    Certainement un magnifique voyage que tu as accompli. Je voudrai souligner qu’il est remarquable parce que rare que vous soyez passés voir les Navajos, en tentant de pouvoir dire quelques mots dans leur langue qui plus est. Langue qui est très difficile. La plupart des touristes se contentent des décors naturels des films de John Wayne (qui sont magnifique bien sur).
    Le navajo selon des études scientifiques sera probablement la seule langue indienne vivante parlée dans une cinquantaine d’années… Triste, non ?
    Il faut dire que les Navajos ont la chance d’avoir été mis en réserve sur leurs terres ancestrales, au coeur du territoire délimité par leurs montagnes sacrées. Pour mieux connaitre ce peuple, tu peux trouver leur mythe de la création du monde en francais, je ne sais plus quelle maison d’édition mais je crois les éditions du rocher. C’est superbe. Il y a aussi la possibilité de savoir ce qu’en pensent leurs voisins les plus proches, les Hopis. Deux avis valent mieux qu’un.
    Amitié
    Thierry

    1. Salut l’ami,
      Et merci pour ce commentaire avisé.
      Je confirme que la langue Navajo est une langue très difficile !
      A telle enseigne que les Américains ont eu l’idée de l’utiliser pendant la seconde guerre mondiale, comme code secret.

      « En tout, 420 Navajos étaient employés au code. Bien que leur bravoure au combat fut reconnue, leur rôle particulier pour la sécurité des communications était un secret militaire. Ce n’est qu’en 1968 que le code navajo fut libéré du secret et, l’année suivante, les radio-codeurs se retrouvèrent pour la première fois. Puis, en 1982, le gouvernement américain institua en leur honneur, à la date du 14 août, la journée nationale des radio-codeurs navajos. Le plus grand hommage qu’on puisse leur rendre est de rappeler que c’est l’un des rares codes de l’histoire à n’avoir jamais été brisé. » [source]

      A propos du livre dont tu parles, il s’agit sans doute de Entre les mains du grand esprit de Jake Page [éditions du Rocher – ISBN 978 2 268 06091 0].

      PS : dans un autre genre, amis lecteurs, je vous conseille le blog de Thierry, Esprit de mots.

      Vous trouverez sur le blog de ce raconteur d’histoires, tel qu’il se définit lui-même, des textes destinés à vous faire vibrer, à vous faire rire, à vous faire pleurer…

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