Samedi 17 mai 2008, 13 heures

Une fois n’est pas coutume, le titre est en anglais. Mais, après tout, nous sommes aux États-Unis d’Amérique, au cas où vous l’auriez oublié. Et pardonnez-moi, pour ce titre, je n’ai pas su résister ! A ne pas confondre bien entendu avec notre Brice de Nice (se prononçant Braïce de Naïce). Ici, cela se dit Braïce 2 Naïce, tout pareil ! Et pour les anglophobes, je traduirais approximativement [mais vraiment approximativement] en français par « Bryce (tout)… beau ! ».
Et quand je dis beau, c’est même pire que ça ! C’est splendide, merveilleux, éblouissant, féerique, époustouflant, magnifique… Stop, je ne vais pas vous citer le dictionnaire des synonymes, mais encore une fois, je suis en peine (en panne ?) de qualificatifs pour décrire une telle beauté naturelle !

Comment rester insensible à de telles merveilles de la nature ?

Plus sérieusement, imaginez-vous : nous sommes en 1874, vous êtes un des premiers mormons à venir vous installer dans le coin. Quelques pionniers ont entendu parler de la vallée de Paria, que les Indiens Paiute décrivaient ainsi : « des roches rouges, debout comme des hommes, dans une cuvette en forme de canyon. »
Mais pour vous, le canyon était plus souvent « un lieu d’enfer pour perdre une vache ! » En effet, votre bétail a erré plus d’une fois dans ce labyrinthe de pierre. En revanche, ce sont vos douze enfants qui appréciaient ces lieux magiques ! Oh, ces parties de cache-cache à n’en plus finir !

Comme vous êtes menuisier d’origine écossaise, l’Église des Mormons vous a envoyé avec votre femme Mary pour aider à l’installation de la communauté. Votre œuvre fut en effet assez importante, car vous avez aménagé une route et un canal pour irriguer votre exploitation. Et vous avez attribué à la gorge du canyon votre nom de famille.

Oh, désolé, pour ceux qui ne vous connaissent pas, je ne vous ai pas encore présenté : Ebenezer Bryce.

Ça tient… pour combien de temps encore ? !

Après Kanab, nous avons repris la route, d’abord l’UT89 puis l’UT12. En cours de chemin, nous faisons la pause déjeuner, dans un self-service fort accueillant, où je découvre que dans l’Utah, les brocolis ou les carottes se mangent entiers et crus. Au départ, cela surprend quelque peu, mais on s’y fait. Il y a, là aussi, profusion de plats différents, mais on ne peut tout de même goûter à tout, surtout les desserts !

N’est-il pas, lui aussi, majestueux ? Et il s’accroche !

A 13 heures, on voit le paysage changer, nous sommes ici à 2 300 mètres d’altitude et on pénètre dans le Parc National de Bryce Canyon, connu pour ses merveilleuses formations calcaires. Malgré son nom, Bryce Canyon n’est pas à proprement parler un canyon. D’un plateau originel tabulaire, vieux de 60 millions d’années, l’érosion a réussi à araser les parties les plus friables créant ainsi des amphithéâtres géants et laissant en place un vaste ensemble de hautes tours dentelées de 300 à 400 mètres de hauteur dont les couleurs varient, suivant leur teneur en oxydes divers, du rose au cuivre et au blanc.
Les plus spectaculaires ont été baptisées, bien sûr, et portent des noms originaux : le marteau de Thor, le château de la Reine, le château de Gulliver, les temples Hindous, Wall Street, par exemple !
La route sillonne le parc, et permet d’atteindre des points de vue panoramiques. Inspiration Point, Bryce Point, Fairview, Sunset Point… sont de loin les plus beaux et les plus impressionnants du site.

Impressionnant, ce pin de Douglas dans Wall Street !

C’est précisément là que notre guide nous propose, soit de rester sur ces points de vue, et admirer à volonté le panorama, soit d’emprunter un des nombreux sentiers pédestres, et de faire une petite balade, toujours au choix, de 2 ou 3 kilomètres entre ces majestueux pitons ! Cette dernière option, pour celles et ceux qui n’ont pas été trop gourmands à midi… [Euh, j’ai noté les noms…]

Personnellement, je me suis sacrifié, afin de vous ramener un maximum de photos, à vous qui n’avez pas encore eu cette chance. Non, non, je plaisante, c’était tout sauf un sacrifice, c’était une merveille !

Descente vers Wall Street – Où suis-je ? Cherchez le chapeau…

Départ par le sentier en zig zag, surnommé Wall Street. Si vous avez été à New York, vous comprendrez tout de suite pourquoi ce nom ! Un gigantesque pin de Douglas cherche la lumière dans cet étroit canyon. C’est impressionnant, vu du bas !
Au passage, dans l’ombre du versant opposé, on remarque encore des plaques de neige.
Ensuite, après un dénivelé de 160 mètres, on rejoint le Navajo Loop trail qui serpente tranquillement entre les pins, avant de remonter sur la crête après environ 1h30.
Quand vous vous y rendrez, si vous n’avez pas plus de temps, et c’est un minimum, je vous recommande ce parcours qui vous donne déjà un bon aperçu des lieux et qui est considéré comme moyennement facile d’accès.

Le pin de Douglas émergeant de Wall Street. Les taches blanches, dans la roche ? C’est de la neige…

Et en attendant que vous vous décidiez à y aller, je dois vous avouer que j’ai eu d’énormes difficultés à sélectionner 2 ou 3 images pour illustrer mes propos. Il faut bien dire que pour faire un choix dans quelques 280 vues d’un si beau site, c’est compliqué, voire impossible.
Si vous voulez en profiter au maximum, il y a bien sûr toujours l’album du jour (en cliquant également sur chacune des photos ou mieux sur leurs légendes).

Et comme je n’arrivais sans doute pas à me décider, j’ai concocté également ce petit montage en diaporama auquel j’ai ajouté les clichés de Michel, que je remercie au passage. Merci également à Isa pour son aide précieuse dans le choix final des vues de l’article.

Cet article a 1 commentaire

  1. Merci du partage l’ami, c’est un beau pays et se retrouvé refoulé à l’aéroport serait une catastrophe, alors autant satisfaire aux obligations. Par contre une précision, une entrée sur le sol des Etats-unis par un autre moyen que l’avion nécessite un visa, sans exception.
    Amitié
    Thierry

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