Mercredi 21 mai 2008, fin d’après-midi

Oui, bon, vraiment, j’ai du mal. J’ai beaucoup de mal à quitter ce fabuleux parc de Yosemite, c’est vrai. Même en y restant un mois complet, je suis persuadé qu’on ne s’en lasserait pas. C’est sûr, il faut aimer la nature ! Et il faudrait y revenir en toutes saisons. J’imagine bien la beauté des lieux en automne, ou en hiver… 95 % de Yosemite a la distinction Wilderness accordée par le Congrès, pour le respect de la nature sauvage du parc.

Bridalveil Fall (au fond) qui alimente la Merced River

On va donc se faire une raison, car il y a une consolation pour nous. Ah, oui, nous sommes de grands enfants, parfois. Hervé nous a promis pour ce soir une surprise. En fait, c’était une petite option que nous avions tous décidé d’ajouter à notre programme, sans en savoir beaucoup plus… Il faut dire que ce ne serait plus une surprise, sinon. Et nous faisons entièrement confiance à Hervé qui nous a promis que nous ne serions pas déçus. Nous savons juste que c’est prévu après le repas de ce soir.

En redescendant depuis Yosemite, sur la route CA-120

Bien entendu, chacun essaie de deviner, mais nous n’en sommes pas là, profitons du moment présent. Il y a encore de magnifiques panoramas à admirer. Il est 14 heures, et nous poursuivons la route par la vallée de Yosemite du côté cette fois de l’entrée Big Oak Flat. Il y a 300 kilomètres à parcourir jusqu’à San Francisco où nous passerons notre dernière nuit sur le sol américain. Un trajet d’environ 3h30 avec une petite pause technique en cours de route. Il faut bien éliminer les boissons du pique-nique…

Le pont sur Don Pedro Reservoir

La route serpente à travers de belles forêts de pins Ponderosa, dont une partie a brûlé. En bas de la vallée, on aperçoit plusieurs réservoirs d’eau. Priest, Mocassin et Don Pedro, le plus important, que la route franchit. Don Pedro est un lac artificiel formé par la construction du barrage éponyme. Il ne faut pas oublier que nous allons de nouveau traverser les terres agricoles de la vallée centrale et de San Joaquin Valley et que la production doit pouvoir être irriguée en permanence. Nous allons d’ailleurs faire un arrêt chez un producteur et pouvoir déguster quelques fruits.

Les éoliennes d’Altamont Pass

La route file plein ouest. Nous passons près de Manteca, au croisement de la route 99, qui, si vous m’avez suivi, nous avait permis, hier, de rejoindre Modesto puis Merced. Manteca, en espagnol signifie saindoux… Toute une histoire ! La ville avait été fondée en 1861 par un certain Joshua Cowell. En toute logique, lorsque la voie ferrée, en 1873 est passée par là, on a voulu nommer la gare « Station Cowell ». Mais on s’est aperçu qu’il existait déjà une ville de ce nom tout près de Tracy, à quelques kilomètres. Les habitants ont alors opté pour Monteca, mais cela a été mal orthographié sur le panneau et on a décidé de garder ce nom, malgré tout !

Golden Gate Bridge, vu depuis Oakland Bay Bridge

À partir de là, c’est la même route, et donc vous avez reconnu au passage les éoliennes d’Altamont Pass, puis c’est bientôt Oakland et son pont. Dans ce sens, il y a un péage, pour réguler le trafic, sauf pour les bus et le co-voiturage. Ouf, quand on voit les files d’attente !

San Francisco – La mairie sur Civic Center Plaza

Enfin, c’est l’arrivée à San Francisco. L’hôtel Embassy se trouve tout près de Civic Center Plaza (et sur la photo, ci-contre).

Il n’est pas loin de 19 heures quand nous descendons du bus. Le temps de rejoindre nos chambres, dans un minuscule ascenseur, il nous a fallu un certain temps…

Au bout d’un moment, on a compris qu’il valait mieux s’organiser… Il suffisait de mettre un maximum de valises dans cet ascenseur et, en montant par les escaliers, on pouvait les récupérer en haut… Après tout, il n’y avait que six étages et quelques courageux volontaires…

Ensuite, le temps de s’installer, de se rafraîchir un peu et de se changer, nous étions en avance et avons pu ainsi descendre jusqu’à l’hôtel de ville, prendre quelques clichés. Mais il faisait très froid, vraiment ! Un vent glacial…

Le rendez-vous était fixé à 20h30 et nous nous sommes tous rassemblés dans le hall de l’hôtel, au chaud, en attendant de nous rendre au restaurant.

Et, aujourd’hui même, au moment où je rédige ces lignes, cela fait tout juste un an que nous profitions de notre dernier jour dans l’Ouest Américain ! C’est comme si c’était hier !

Cet article a 3 commentaires

  1. merci denis pour ton com, tu es adorable, j’essaie de garder le moral mais ce n’est pas évident…je te souhaite un bon sejour en tourraine, gros bisous, joana

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