Dans nos jardins, il y a beaucoup d’animaux. Tiens, par exemple, les oiseaux !

À part les plus communs, beaucoup ne sont pas très connus. On en aperçoit de temps en temps, au hasard des migrations mais on ne les connaît pas toujours. Donc pas facile de les nommer dans ce cas, ni même parfois de les décrire. On les a vus tellement furtivement.

Quand on a de la chance, si on fait attention, en écoutant leurs cris ou leurs chants, il peut arriver qu’on puisse les observer plus longuement et surtout les photographier.

C’est ce qui s’est passé cet après-midi pour le suivant. J’en profite donc pour te présenter deux pics que l’on confond parfois.

Le pic vert

Désolé, le soleil était un peu voilé, mais, bon, je n’allais pas attendre ! Surtout que ce beau pic vert mâle avait pris la pose.

Hé, tu vas me demander (enfin, j’espère que tu veux savoir…), comment je sais que c’est un mâle ? Tout simplement parce qu’il a une « moustache » rouge de chaque côté du bec.

Ensuite tu croyais que le pic vert était tout vert, non ? Et bien, non ! Que dire d’autre sur lui, pendant que j’y suis ? Sa taille est d’environ trente centimètres. Il vit sept ans. Il se nourrit de petits insectes, genre fourmis, qu’il va chercher en faisant des trous à l’aide de son bec et qu’il récupère avec sa langue, très longue et pourvue de crochets. Il grimpe facilement aux arbres, mais il ne tambourine pas. Et pour rire, —j’avoue, je ne savais pas—, on dit qu’il picasse ou qu’il pleupleute. Maintenant, c’est dit.

Le pic épeiche

De la même famille, celui-ci est un peu plus petit (environ 23 centimètres), et il vit onze ans. Il picasse également, mais c’est beaucoup plus perçant et surtout alors lui, on l’entend, car il tambourine avec force aux arbres (si tu veux voir son travail, regarde les enclumes qu’il arrive à faire).

Il reste le plus souvent dans les arbres, et je peux te dire qu’il raffole des noisettes. On lui en dépose régulièrement une poignée sur la tablette du barbecue, en hiver et il vient se servir et va les casser dans le tronc du saule pleureur voisin. Sur la première photo, il attendait, tout mouillé, à quelques centimètres de moi, je n’osais plus bouger…

Sur les deux suivantes, il est même venu sur le bord de la fenêtre. Il faut dire que j’avais oublié de lui remettre son plat préféré… Tu as vu, on croirait vraiment qu’il s’exprime !

Je résume, le pic vert est… vert, il est un peu plus gros que le pic épeiche. Ce dernier a également le dessus de la tête rouge, mais il est noir et blanc avec du rose sous le ventre. Il va rarement à terre. Mais surtout il tambourine aux arbres.

Et toi, tu les connaissais ?

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Cet article a 4 commentaires

    1. « Oh bel oiseau tu deviens si beau »… merci ChrYss !!!

  1. Où sont mes noisettes ?
    J’ai les deux sortes de pics dans mon jardin… et il y a des matins en été… chut, silence le moustachu ou son collègue. Mais ils sont si jolis que dans ma grande clémence, je pardonne (rires).

    1. Bon, et puis, les noisettes parfois, il y en a tellement… on peut bien partager.
      On entend souvent les pics… mais on ne les voit pas toujours, car ils sont assez craintifs.
      Et je me doute bien que tu sais leur pardonner.

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