Eau vive !

Pas très loin de chez moi se trouve un des plus beaux bourgs du haut Forez. Enfin, quand je dis pas très loin, c’est en France, dans le Puy-de-Dôme.

Viverols, tu connais ? Moi, pas du tout. Pour être honnête, j’avais uniquement déjà lu quelques articles sur le blog de Drine. Alors, bien sûr, qui pourrait être mieux placé qu’elle pour en parler :

Petit village médiéval, avec son château du moyen âge en ruines, un superbe terrain d’exploration pour les enfants, un endroit bien tranquille pour les ados… Je connaissais les tours, interdites, les prisons, où il fallait ramper sous l’entrée écroulée pour y accéder, les écuries, appréciées plus tard, pour faire griller quelques chamallows accompagnés d’une bonne bière…

Les ruelles, pavées pour certaines, dans lesquelles on a fait les 400 coups, avec les copains du village…

Alors, moi, je te raconte l’histoire de mon côté.

L’été dernier, pendant les vacances, je me trouvais à quelques dizaines de kilomètres de ce village. Et tu connais aussi une de mes passions : le géocaching. Quelqu’un avait eu la bonne idée de déposer une boîte pour nous faire découvrir le château qui domine le village à 1000 mètres !

Après avoir déniché la petite boîte, voilà ce que j’écrivais :

En vue du Mega 100% nature, en Montagne Bourbonnaise, nous passons quelques jours de vacances dans la région.
Nous décidons aujourd’hui d’aller faire un petit tour dans le Forez.
En listant les caches du coin, nous avons été attiré par ce magnifique château. Ça tombait bien, il y a à Viverols une boulangerie pâtisserie réputée… tenue par la famille d’une amie chez qui nous allions passer l’après-midi. 
Le château est splendide, tout comme la vue.
Et à 13h, il n’y avait pas l’ombre d’un moldu.
Merci pour la cache qui nous a permis de joindre l’utile à l’agréable, tout en nous permettant de loguer une cache dans le Puy-de-Dôme.

J’avoue, j’y suis resté à peine une demie heure. C’est peu. Trop peu pour en parler… En revanche, maintenant, je sais où se trouve Viverols ! 😀

En fait, nous étions un peu pressés, car nous avions rendez-vous, à quelques dizaines de kilomètres de là. Cela nous a permis de passer un excellent après-midi chez Sandrine. Nous ne nous connaissions que par blogs interposés. Mais on a papoté comme des amis de longue date. Une rencontre très sympathique et conviviale.

Je ne peux qu’être d’accord à 100% avec la citation d’Alfred de Musset que Sandrine a mis en exergue sur son blog :

Quelquefois, il y a des sympathies si réelles que, se rencontrant pour la première fois, on semble se retrouver.

Vue depuis le château de Viverols - 19

Les quelques heures passées ensemble nous ont paru trop courtes, bien entendu.

J’avais voulu faire une surprise à Sandrine en ne lui révélant pas de suite notre visite à Viverols. Je crois que depuis, elle s’en doute un petit peu. 😉 Et puis, j’ai un peu tardé à publier cet article.

Mais aujourd’hui c’était le bon moment.

Après tout, pour l’article numéro 200, il fallait bien un beau sujet.

Et puis, tant qu’on est dans les chiffres, il y a 5000 photos sur mon blog : celle de la boulangerie est tout juste la cinq millième a être publiée. En ce 1er avril, ce n’est pas une blague, non, non.

Un grand merci Sandrine pour ton accueil et ta gentillesse. Plein de bises à toi et à ta petite famille.

Et si, toi aussi qui ne connais pas Viverols, tu passes dans le coin, surtout prends le temps de t’y arrêter et de visiter ! Tu ne le regretteras pas.

Viverols et son château

Une châtellenie des seigneurs de Baffie

Après l’an mille les comtes d’Auvergne perdirent l’essentiel de leur pouvoir en Livradois et cédèrent la place à d’autres seigneuries. Parmi celles-ci émergèrent bientôt deux lignages particulièrement puissants, peut-être d’origine vicomtale, qui imposèrent leur domination à de nombreux villages : les Montboissier, entre Allier et Dore, et les Baffie dans le fossé d’Ambert et sur les pentes du Forez.
C’est à ces derniers qu’appartenait la châtellenie de Viverols, à l’extrémité méridionale d’un vaste territoire dont ils s’étaient rendus maîtres à partir de leur château éponyme de Baffie, et qui incluait notamment les forteresses d’Ambert, de Riols et de Marsac. Si puissants qu’ils aient été, ils durent néanmoins, au cours du XIIIème siècle, se placer dans la suzeraineté des évêques de Clermont afin d’échapper à l’influence plus contraignante du pouvoir royal, lequel à cette époque se manifestait à nouveau en Auvergne.
A Viverols, dans la vallée de la Ligonne, les seigneurs de Baffie surent tirer parti d’un très vieil itinéraire, sans doute antérieur au moyen-âge, qui mettait en relation les bassins de l’Ance et de la Dore, par le col de Chemintrand. C’est en effet un village véritablement neuf qu’ils ont créé sur ce point de passage en fondant une église, un marché et un château couronnant et contrôlant le tout. Si l’église romane a disparu, remplacée au XIXème siècle par un édifice plus grand, le village est toujours dominé par son imposante enceinte du XIIIème siècle, le plus grand vestige féodal de l’Ambertois.

L’enceinte et les tours romanes

L’enceinte pentagonale, dont chaque côté mesure une bonne cinquantaine de mètres, et les deux tours romanes, aujourd’hui découronnées, constituent les parties les plus anciennes du château de Viverols, qui a fait l’objet d’importants remaniements à la fin du Moyen âge. La construction est soignée ainsi qu’en témoignent par exemple les escaliers aménagés dans l’épaisseur des murs des tours, la porte fortifiée pu les corbeaux de l’ancien mâchicoulis.

Cet article a 2 commentaires

  1. Alors je découvre ton billet avec un peu de retard, je suis un peu fainéante en ce moment ^^
    Tu sais… En te lisant.. J’ai eu des frissons…
    Frisson de découvrir Viverols à travers tes (vos) yeux… Surtout que ça fait mille ans que je ne suis pas montée me balader sous les tours…
    Frisson de me remémorer notre rencontre, ou plutôt nos retrouvailles comme le dit si bien mon pote Alfred…
    Il est incroyable de penser qu’on peut rencontrer des gens au détour d’une page internet et qui au final nous semblent si proches, comme si nous étions des amis de longue date…
    Quelle joie pour moi de découvrir des gens comme vous…
    Plein de bisous mon Den, ma Isa, en espérant que tout aille bien pour vous <3
    Allez, du coup, une petite photo originale d'une tour du château et d'un bien étrange habitant qui s'est un peu perdu…

    1. Oh, tu sais, moi aussi j’étais en retard, pour publier cet article. Bon, à un jour près, j’aurais pu aussi le faire paraître le 2 avril, cela aura collé aussi. 😉
      Et c’est vrai aussi que, quand tu nous as parlé de la boulange, on s’est retenu, tu comprends bien, maintenant.
      Ce qui est exact aussi, c’est qu’on avait véritablement combiné notre trajet, pour chercher la cache, mais pas que… car je savais qu’il y avait LA boulange ! Nous ne pouvions décidément pas louper cela.
      Nous avons acheté une baguette pour le pique-nique – et le pain est délicieux. Et nous n’avons pas pu résister, il y a tant de bonnes choses. Ainsi, tous les matins, au petit déjeuner, on pense forcément à toi et à Viverols.
      Voilà comment on se fait des tartines (de notre boulanger local, c’est dommage) de miel de ton pays.
      Miel de châtaignier, de bruyère et actuellement miel de montagne. Un vrai régal !

      On regrette juste de ne pas être restés plus longtemps. Enfin, maintenant on connaît l’adresse… Et puis il faudra bien qu’on refasse provision de miel. 🙂

      Je suis vraiment très touché par ton sympathique commentaire, tu t’en doutes. Ton pote Alfred a tellement raison. 😀
      Encore merci pour tout. Plein de bisous, ma Drine.

      PS : elle est vraiment très originale, ta photo. On se demande juste ce qu’il faisait là-haut, cet habitant. Le guet, peut-être…

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