A ne pas rater : le Bombus !

C’est (déjà) l’automne, il commence à faire un peu plus frais. Et pourtant, il se trouve encore des insectes pollinisateurs très actifs. Il suffit d’observer ce massif d’hibiscus pour les entendre s’affairer et se couvrir entièrement de pollen.

Les bourdons terrestres (Bombus terrestris) sont en effet des butineurs beaucoup plus efficaces que les abeilles mellifères : ils arrivent à visiter deux fois plus de fleurs par minute.

Et ils sont en général très rapides. Ce n’est pas évident de les prendre en photo, surtout qu’ils ne prennent vraiment pas la pose. Pour ces quelques clichés, j’ai eu de la chance : celui-ci était posé sur le bord du pétale, chargé de pollen. Après s’être retourné, la fleur a commencé à ployer sous son poids avant qu’il ne tombe, carrément. On voit d’ailleurs qu’il y a laissé du pollen.

En raison de leur taille, les bourdons peuvent porter des charges relativement lourdes et faire ainsi de longs vols d’approvisionnement. Relativement plus gros que les insectes dont la taille est plus réduite, ils entrent souvent mieux en contact avec les étamines et les pistils.

Les bourdons sont en outre actifs dans les circonstances les plus diverses. Leur couleur, avec des bandes noires absorbant la chaleur du soleil, et leur « fourrure » isolante les aident à maintenir une température interne élevée. Ainsi ils butinent encore à des températures relativement basses (environ 10°C) et même quand le ciel est gris. Un vent fort et une pluie fine ne les gênent pas non plus.

Chez les bourdons, comme chez les abeilles mellifères et les guêpes, seules les reines et les ouvrières ont un dard. Les mâles n’en ont donc pas. Le dard a une fonction de défense. Lors d’une piqûre, une petite quantité de venin est injectée dans le corps par le biais du dard. Chez l’homme, la piqûre provoque en général une brève douleur aiguë, qui diminue par la suite.

Le dard du bourdon et de la guêpe n’est pas barbelé. L’ouvrière ou la reine peut donc le retirer après une piqûre et piquer éventuellement une nouvelle fois. Par contre, les abeilles mellifères ont un dard barbelé qui, lorsqu’elles tentent de le retirer, reste accroché dans la peau avec la poche à venin, ce qui leur déchire l’abdomen.

Dois-je te préciser que je n’en savais pas autant sur le Bombus terrestris il y a encore quelques minutes ? Tu connais bien sûr l’adresse habituelle pour en savoir plus… Je te propose également un autre article très bien documenté sur ce blog, Balades entomologiques.

“Quand un bourdon s'approche d'une fleur, on voit les grains de pollen sauter sur lui avant qu'il se pose. C'est étonnant.”
Daniel Robert
Université de Bristol (Grande-Bretagne)

On savait déjà que la forme, la texture, le parfum ou la couleur des fleurs attiraient les insectes. Ainsi les bourdons aiment particulièrement les fleurs violettes. Mais les chercheurs ont en outre découvert récemment que les Bombus terrestris sont capables de détecter les champs électriques des fleurs, et apprennent à utiliser les variations de ces champs comme indication pour reconnaître les fleurs les plus intéressantes à butiner – celles où ils pourront trouver le plus de nectar.

Enfin, un dernier mot, les bourdons ne sont pas agressifs et ne piquent que rarement. Te voilà donc prévenu. Tu ne risques absolument rien à visualiser tranquillement les photos.

Et tu peux même me dire si tu les aimes.

Cet article a 2 commentaires

  1. bonjour Denis…….. c’est vraiment magnifique!!! on dirais qu’il est couvert de sable !!! bonne journée à vous deux!! bisous!!

  2. ahah quelle tête il a ce bourdon !! On dirait ma fille qui sort du sable cet été !!
    Plein de bisous mon Den’ :-*

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